La Réforme chamboule la vie de l’Église de fond en comble / La nouvelle Église réformée s’édifie bottom-up, du bas, les paroisses, vers le haut, la direction de l’Église, selon un ordre presbytéro-synodal / Théologiquement, la paroisse est la communauté de communication des croyants / Parce qu’ils et elles communiquent régulièrement, par le partage de la Parole (prêche) et du pain (table de communion), les fidèles sont communio, communion résultant non pas de leur activisme mais communion spirituelle, par la soumission à la volonté divine / La paroisse est lieu de disputation jusqu’à ce qu’un consensus théologique émerge, les réformés ne connaissent pas de magistère / Deux menaces planent sur l’autonomie paroissiale : d’une part, la structure parallèle à celle de l’État incite à accorder la primauté aux questions de ressources et de structures, or la communauté de Jésus Christ est d’abord un lieu théologique ; ensuite, autonomie ne saurait signifier autocratie, laquelle mène à une Église constituée de cellules vaguement en lien les unes avec les autres, donc à la perte du caractère ecclésial / La paroisse est Église mais l’Église est plus que la somme des paroisses

Photo: flickr/Clint Budd