Parfois théologie fédérale / La notion d’alliance est centrale dans l’Ancien Testament / Au fil de l’Histoire, Dieu (JHWH) conclut de sa propre volonté une alliance avec Noé, Abraham, Moïse et David / Il se met à hauteur d’homme, s’engage en partenaire pour que soient ordonnés la création (alliance avec Noé), la terre (Abraham), l’éthique (Moïse et les dix commandements), le royaume d’Israël (le roi David) / L’alliance décrit et codifie les relations entre Dieu et les êtres humains, que l’on peut résumer par la formule JHWH, Dieu d’IsraëlIsraël, peuple de JHWH / Dieu conclut la Nouvelle Alliance avec tous les hommes en Jésus Christ, pour l’éternité, et la cène (table de communion) en fait mémoire / Pour Bullinger, l’alliance est le thème central des Écritures, évoquant ici l’unité et le sens de toute la Bible / La théologie réformée (Althusius, Olevian, Edwards, Barth) fait de l’alliance un principe organisateur ou structurant de toute la théologie / La notion d’alliance porte de nombreux fruits : dans le droit constitutionnel avec le Mayflower Compact, sur l’émergence des droits populaires avec Grotius, sur la représentation du contrat social chez Rousseau, sur Dunant lorsqu’il fonde la Croix-Rouge, sur Wilson lorsqu’il a la vision d’une Société des nations / Le fondement de l’alliance est toujours biblique, les objectifs communautaires / La pensée fédérative et les structures fédérales ont donc des racines dans la théologie réformée